Neuvaine de l'Assomption

Unissons nos cœur du 6 au 14 août pour nous préparer à fêter l'Assomption de notre Mère du Ciel.
Sainte neuvaine !
Après chaque journée, terminer par une
dizaine de chapelet aux intentions de Marie. Confession et communions
recommandés durant la neuvaine et particulièrement en la fête du 15 août.
1er jour : La fidélité
Le chemin d’espérance de Marie s’ouvre avec l’Annonciation. C’est un récit
simple mais elle divise l’histoire. Ici se vit la fidélité de Dieu, celle de
Jésus, celle de Marie. Une fidélité qui s’explique dans les trois paroles de
l’Ange à Marie : “Réjouis-toi, N’aie pas peur’ ; A Dieu, rien n’est
impossible”.
La fidélité est l’attitude centrale de cette première étape du chemin
d’espérance de Marie. En réalité c’est l’attitude première et essentielle de
toute la vie se Notre-Dame. Tout commence, en Marie, au moment où Elle dit
“oui” au Seigneur, c’est un oui radical et définitif mais dans obscurité
lumineuse de la foi. Marie, Elle aussi, a accompli dans la foi son pèlerinage.
Cela fait que le “oui” de Marie se rapproche davantage des exigences et des
limites des nôtres. Il a suffit à Marie de s’appuyer sur une triple sécurité :
Dieu L’aimait d’un amour de prédilection, Dieu lui demandait ce consentement, à
Dieu, rien n’est impossible. La fidélité de Marie est faite de pauvreté, de confiance
et de disponibilité.
Demandons à Marie la grâce d’appuyer constamment notre fidélité sur la fidélité
de Dieu.
- Oraison
Seigneur notre Dieu, nous te rendons grâce pour le mystère de l’Annonciation.
Par le message de l’Ange, et l’entière confiance de Marie, nos cœurs ont été
éclairés. Que Ton salut soit annonce à tout homme, et qu’il soit reçu avec foi
et reconnaissance, par le Christ, notre Seigneur.
Prions : une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.
2ème jour : La pauvreté
La pauvreté est une autre caractéristique de Notre-Dame durant toute Sa
vie, mais nous voulons la souligner dès le début de Son chemin.
Tout chemin parcouru suppose et exige la pauvreté : impossible de cheminer si
l’on apporte trop de choses ! Le chemin est toujours un détachement de
personnes et de choses.
La pauvreté de Marie se fait détachement progressif, mystérieuse insécurité et
obscur pressentiment. La pauvreté de Marie réalise parfaitement l’idéal
messianique d’un peuple “humble et modeste”, du “petit reste” qui demeura
fidèle et chercha refuge dans le nom du Seigneur.
C’est à Sa Mère surtout que Jésus pensait, quand il proclama bienheureux “les
pauvres en esprit”. Jésus ne fit rien d’autre que décrire Marie, quand il
prononça les Béatitudes. Grâce à cette radicale pauvreté évangélique, Marie vit
en toute simplicité, ouverte à la Parole de Dieu et en joyeuse dépendance de Sa
volonté.
- Oraison : Seigneur Dieu, Tu regardes les humbles et les pauvres avec
amour, et Tu leur donnes, comme à la Vierge Marie, de révéler la présence de
Ton Fils. Accorde-nous, par ton Esprit, de discerner en eux le sacrement de Ta
visite, par Jésus, notre Seigneur.
Prions : une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.
* 3ème jour : La contemplation
La contemplation est une caractéristique essentielle et permanente de
Marie. A la naissance de Jésus, alors que les bergers parlent et racontent tout
ce qui leur a été dit sur “cet Enfant” , Marie, Elle, conserve avec soin, tous
ces souvenirs et les médite en Son Cœur.
Le Magnificat est un fruit évident de l’esprit contemplatif de Marie. Quand
nous voulons pénétrer dans l’âme priante de Notre-Dame, nous méditons le
Magnificat : c’est le chant de gratitude, de joie, de louange de Marie “la
pauvre”.
Parcourant l’histoire du Salut, Marie, en Sa contemplation profonde, célèbre la
fidélité de Dieu envers Israël, Son serviteur, et les merveilles accomplies
dans Sa petitesse de servante. En Marie, la contemplation est œuvre de l’Esprit
Saint qui a engendré en Elle la Parole. De la profondeur sereine de cette
contemplation, Marie perçoit simultanément la présence de Dieu en Elle et les
impératifs du service de Ses frères. “ Marie partit et se rendit en hâte…”
- Oraison : Béni sois-tu, Père de Notre Seigneur Jésus-Christ : en Lui,
Soleil levant et lumière victorieuse, Tu viens nous visiter. Accorde-nous de
reconnaître Ta venue et, avec la Vierge Marie, nous T’exalterons en ce jour et
dans les siècles des siècles.
Prions : une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.
4ème jour : Le service
L’attitude de service de Marie apparaît, surtout, aux noces de Cana. Marie,
“la contemplative”, est la première à découvrir le problème des jeunes époux et
Elle s’engage à les servir : “ils n’ont plus de vin”… “Faites ce qu’il vous
dira”.
Ces paroles de Notre-Dame, nées de Sa foi profonde en Son Fils et d’un amour
délicat envers les jeunes époux, expriment le réalisme et la fécondité de Sa
contemplation. Il en est toujours ainsi quand la contemplation est vraie, elle
crée en nous de très grandes aptitudes à servir.
Seuls les contemplatifs ont cette capacité spéciale de découvrir immédiatement
les problèmes des autres, la capacité inépuisable du don. Le service de Marie,
à travers le mystérieux détachement de toute Sa vie, va jusqu’au don généreux
de Son Fils pour l’évangélisation des hommes et des femmes et comme offrande de
réconciliation au Père.
- Oraison : Dieu d’amour, Tu as fait d’une humble femme de notre race la
Mère de Ton Fils. A la prière de la Vierge Marie, accorde-nous de reconnaître
le Christ en chacun de nos frères, et de vivre au service les uns des autres
jusqu’au jour où nous Te chanterons ensemble pour les siècles des siècles.
Prions : une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.
5ème jour : L’écoute de la Parole
L’écoute est une autre caractéristique propre à Notre-Dame dans Son long
chemin de silence au cours duquel Elle accompagne l’œuvre apostolique et
missionnaire de Son Fils.
L’évangéliste Luc nous présente en deux circonstances Marie “à l’écoute”
attentive de la Parole de Dieu. En une occasion où Jésus prêche à la foule qui
Le suit, on Lui dit : “Ta mère et tes frères se tiennent dehors et veulent te
voir.” Lui leur répond : “Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoulent la
Parole de Dieu et la mettent en pratique” (Lc 8, 19-21).
Jésus établit ici les liens de la véritable parenté de Marie : Marie a pu nous
donner Jésus selon la chair parce que d’abord Elle L’avait accueilli en Son
cœur plein de foi. Marie est “heureuse” parce qu’Elle nous a donné Jésus, le
Fils de Dieu fait homme. Mais cela fut possible parce que “l’humble Servante du
Seigneur” sut dire “oui” à la Parole reçue. Vivre à l’écoute de la Parole de
Dieu signifie avoir une grande capacité contemplative. Et seuls les pauvres en
esprit en sont capables.
- Oraison : A chaque instant, Seigneur Dieu, Tu attends la réponse de
notre foi. Accorde-nous de laisser fructifier la Parole qui as pris chair de la
Vierge Marie, Jésus, le Christ, notre Seigneur.
Prions : une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.
6ème jour : L’offrande
Nous contemplons Marie dans l’offrande de son Fils au Père. C’est le moment
providentiellement fort dans lequel Marie L’a senti le plus Sien : Il est non
seulement Son Fils mais Son Rédempteur.
“Près de la Croix se tenait Sa mère” (Jn 19, 25-27). Marie comprend et vit le
déchirement de l’offrande, mais aussi Sa mystérieuse fécondité. Jamais Marie ne
s’est sentie si seule : Son Fils meurt ; mais jamais non plus Elle ne s’est
sentie plus accompagnée et plus féconde ; l’Église naît. “Voici ton Fils”
(l’Église, l’humanité).
Le monde ne peut vivre sans le Christ. “Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a
donné son Fils unique”. Le monde ne peut vivre maintenant sans “l’Église qui
est son Corps”. Tout est, évidement, fruit de l’amour du Pète ; mais tout est
aussi fruit de la générosité sereine et forte, douloureuse et féconde de Marie,
“l’offrande”.
- Oraison : Tu as voulu, Seigneur, que la Mère de Ton Fils, debout près de
la Croix, fût associée à Ses souffrances ; accorde à Ton Église de s’unir, elle
aussi, à la Passion du Christ, afin d’avoir part à Sa résurrection. Par ton
Fils, le Christ, notre Seigneur.
Prions : une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.
* 7ème jour : La communion
Marie nous est présentée au Cénacle alors qu’Elle préside, dans l’amour, à
la prière pleine d’espérance des Apôtres et des disciples. La présence de Marie
est fondamentale pour la communion. Marie est là, dans les débuts missionnaires
de l’Église, comme Elle le fut dans les débuts de l’activité évangélisatrice de
Jésus.
Il nous est bon de penser que Marie, la Mère de Jésus, appartient à cette
communauté de disciples fidèles qui écoutent avec docilité la parole des
Apôtres et participent leur Eucharistie.
Dans notre chemin d’espérance avec Marie, cette attitude de communion est
fondamentale. Marie l’a vécue dans le silence, l’oraison et la Croix. La
communion exige le détachement et la mort ; elle exige la réconciliation et la
rencontre ; elle exige, surtout, une entière fidélité à la Parole de Dieu. Tout
le mystère de Marie est un mystère de communion - entre le ciel et la terre,
Dieu et l’homme, la contemplation et le service - parce que toute Sa vie fut
pure obéissance de foi à l’adorable volonté du Père. La fidélité de Marie rend
possible la communion. La communion, au fond, est un mode concret de fidélité.
- Oraison : Béni sois-tu, Seigneur Dieu ! La Vierge, comblée de grâce, a
été pure disponibilité à Ta Parole. Par Son intercession, ouvre nos vies à
Celui qui veut naître en nous comme Il est né un jour en Elle, Marie, la Mère
de Ton Fils, le Christ notre Seigneur.
Prions : une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.
8ème jour : La mission
L’Église qui se manifeste à la Pentecôte est essentiellement missionnaire.
Par la Force de l'Esprit, la première Église croît et se construit
fondamentalement par la Parole et l’Eucharistie ; mais l’Église continue de
naître quotidiennement dans le Cœur fidèle de Notre-Dame. Elle naît dans le
silence contemplatif de Marie, engendré lui-même par la Parole à contempler.
La mission exige ardeur et transparence chez le témoin ; fidélité et courage
chez le prophète ; force sereine chez le martyr. A cause de cela même, elle
exige contemplation, cohérence intérieure, sérénité devant la Croix.
Le silence contemplatif de Marie fait croître l’Église du dedans ; Sa parfaite
docilité à l’Esprit assure l’unité intérieure de l’Église et l’efficacité de
son expansion missionnaire.
- Oraison : Par Ton Esprit de liberté, Tu as transformé les Apôtres. Par
intercession de Marie, répands ce même Esprit sur Ton Église en prière : devant
le monde, qu’elle soit aujourd’hui le signe d’une liberté nouvelle, par Jésus,
le Christ, notre Seigneur.
Prions : une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.
9ème jour : L’Espérance
De toute évidence, le chemin de Marie, surtout à partir de la Pentecôte,
devient un chemin d’espérance. C’est un chemin qui se poursuit essentiellement
en compagnie du Ressuscité.
A partir de la Pentecôte, le chemin de Marie n’est que le chemin de silence et
de témoignage de la communauté primitive, jusqu’à ce que la tradition nous
parle de la sereine Dormition de Notre Dame et de sa glorieuse Assomption dans
les Cieux. Ici nous sommes en face de la plénitude du mystère de Marie : Sa
Pâque.
Le mystère de l’Assomption de Notre Dame est essentiellement un mystère
d’espérance, avant tout parce qu’il nous enseigne à regarder - et à désirer
ardemment - ce qui est définitif. Notre monde a besoin d’espérance ; mais d’une
espérance qui le mette en route vers ce qui est pleinement bon, vers la
jouissance de Dieu, vers la communion inaltérable et la rencontre, vers la
construction d’une société définitivement nouvelle, vers la possession du ciel
nouveau et de la terre nouvelle où habitera la justice.
Marie accompagne notre chemin d’espérance vers la rencontre du Seigneur. Nous
avons la certitude qu’elle nous donne constamment à Jésus, qu’elle nous aide à
découvrir quotidiennement Son visage et à nous appuyer sur sa fidélité, qu’elle
nous prépare en vue de la rencontre et qu'Elle nous montrera, à la fin de notre
pèlerinage, le Fruit béni de Son sein.
- Oraison : Marie, mère de l'Eglise et notre Mère, nous Te confions notre vie,
afin que nous soyons de joyeux porteurs de l'espérance en notre monde. Nous te
confions notre mort, afin qu'elle soit une joyeuse naissance au Ciel dans Tes
bras et ceux de Jésus, le Christ Notre Seigneur. Amen !
Prions : une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.
Participons ensuite activement à la fête du 15 août dans nos paroisses
respectives.